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Joli coup réalisé par Le LabTV : cette télé sur le Net diffuse la vidéo de Claude Goasguen piégé par les Yes Men
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 Claude Goasguen - AFP - Thomas Coex
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Se
faisant passer pour des journalistes d'une télé américaine, les
Yes Men ont interrogé le député UMP (soutien de Nicolas
Sarkozy) sur le pacte Hulot.
Claude Goasguen les a assez rapidement rassurés : si ce pacte indique
une direction, il n'est en rien une obligation pour le candidat UMP.
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En
revanche, plein de bonne volonté, Claude Goasguen déclare qu'en cas de
besoin, les avions Airbus pourraient transporter des glaçons pour
rafraîchir la banquise du pôle Nord en train de fondre.
Voir la vidéo :
http://lelab.tv/video/11460d394bdc5b9
Le but de ce procédé était de vérifier la sincérité de l'engagement de
Nicolas Sarkozy en faveur du pacte pour l’environnement de Nicolas
Hulot. Claude Goasguen, l’un des porte-parole de Nicolas Sarkozy, est
le premier « test » à être diffusé sur LeLab.TV, une télé lancée le 19 mars sur Internet (ce
«laboratoire » télévisuel s’est donné pour mission d’explorer les
cultures émergentes : nouveaux phénomènes de société, cultures
numériques, nouvelles formes d’engagement politique…)
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| Qui sont les Yes Men ?
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Les "Yes Men" (béni oui-oui) sont un duo de choc : Andy Bichlbaum et Mike Bonnano.
Ils ont décidé de dénoncer le libéralisme et ses conséquences par des
canulars, dont certains ont eu un fort retentissement. En se faisant
passer pour des intervenants de l'OMC, ils avaient prononcé en 2001,
en Finlande, devant des hommes d'affaires, un "discours sur
les textiles du futur" faisant l'apologie de l'esclavage, qui
n'avait guère suscité d'émoi dans le public. Ils avaient même montré un
nouveau vêtement, sorte de phallus doré qui permettait de "soumettre
les esclaves". A part des rires, peu de réactions.
En 2004, ils avaient appelé à leur façon à la (non) réélection de George Bush,
parcourant le pays en camionnette en demandant aux citoyens, en signe
de patriotisme, d'envoyer leurs enfants combattre à l'étranger,
d'abandonner une partie de leurs droits civiques ou d'accepter
d'accueillir près de chez eux des sites de stockage nucléaire.
En décembre 2004, pour les vingt ans de la catastrophe de Bhopal,
ils avaient également piégé Dow Chemical, qui avait racheté Union
Carbide, en affirmant qu'elle consacrerait 12 milliards de dollars pour
réparer les suites de Bhopal. Dow avait démenti.
Dans l'hexagone, avant Claude Goasguen, les Yes Men avaient déjà piégé Patrick Balkany
en se faisant passer pour des journalistes américains. Le député UMP
des Hauts-de-Seine avait déclaré qu'il n'y avait pas de misère en
France, et que les pauvres vivaient très bien.
Voir aussi :
-> le site officiel des Yes Men
-> le site parodique sur l'OMC
Egalement disponible, la DVD tirée du film, "Les Yes Men"
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